Que se soit sous le nom CFJU ou Route 17, nous sommes là pour rester

Voici un article de l'Acadie Nouvelle qui parle de nous, plus précisément des événements qui ont eu lieu lors de notre Assemblée générale annuelle de lundi dernier.

Peu importe les conclusions que vous tirerez de la lecture de cet article, ne vous en faites pas, votre Radio communautaire des Hauts-Plateaux n'a pas l'intention de disparaître de votre paysage !

Un groupe de citoyens du Restigouche-Ouest demande la dissolution de la radio CFJU-FM Route 17.

Une vingtaine de citoyens de la Communauté rurale de Kedgwick se sont présentés lundi à l’assemblée générale annuelle de la radio communautaire CFJU-FM avec une proposition pour le moins inusité en tête, soit de dissoudre la radio et séparer les biens entre les communautés d’intérêts propriétaires (Kedgwick et Saint-Quentin). Le but sous-jacent à ce projet: doter Kedgwick de sa propre radio.

La tempête semblait pourtant s’être calmée au cours des derniers mois à la radio des Hauts-Plateaux. Après être passée près de la fermeture en raison d’une situation financière précaire, l’administration a effectué une panoplie de changements afin de se revamper.

Nouvelle structure de gouvernance au conseil d’administration, embauche d’un nouveau directeur général, programmation revisitée, changement d’image. Sur papier comme en ondes, ces changements semblent avoir porté leurs fruits.

«On a de très bons commentaires des auditeurs. Côté financier, on termine l’année avec un maigre surplus de quelques centaines de dollars, mais c’est sans compter que nous avons réglé la note de nombreux comptes (pour plusieurs milliers de dollars). Sans cela, notre profit aurait été beaucoup plus important», explique le président du conseil d’administration, Marcel Paquet.

Mais alors, que reproche-t-on à la radio pour justifier une telle requête?

«Une tonne de choses», souligne M. Paquet.

Dans le libellé de la proposition, on reproche au conseil un manque de transparence, la décision de changer le logo et le slogan, l’embauche du directeur général actuel, de ne pas parler assez des gens de Kedgwick et, à l’inverse, de faire trop de place à ceux de Saint-Quentin et de ne pas bien promouvoir la langue française.

M. Paquet nie vigoureusement toutes ces accusations.

Il ne se gêne pas pour qualifier cette action de pur enfantillage.

«C’est tout simplement stupide», dit-il.

La proposition en provenance de l’assemblée a finalement été battue, n’obtenant pas la majorité.

Aux dires de M. Paquet, le conseil d’administration devrait se pencher sous peu sur les événements de lundi. Deux choses pourraient ainsi se produire selon lui: soit une demande est logée au conseil par les membres pour la tenue d’une rencontre extraordinaire afin de débattre de la dissolution, soit le conseil convoque de lui-même cette rencontre.

«On ne va certainement pas laisser ça là. Si on doit faire face à un groupe organisé, on va s’organiser également. On va combattre ce mouvement à notre tour en parlant avec les membres, en remettant les pendules à l’heure avec des faits», souligne-t-il, songeant même à faire circuler une pétition.

Au niveau de la direction générale de Route 17, on préfère ne pas commenter le dossier.

«Tout ce que je peux dire pour le moment, c’est que ce qui s’est produit à l’assemblée générale annuelle n’affecte en rien nos opérations. Tout fonctionne encore comme à l’habitude à la station», indique Joey Couturier, directeur général.

Surprise et incompréhension

Interpellé sur les événements de lundi, le maire de Kedgwick et membre du conseil d’administration, Jean-Paul Savoie, avoue qu’il s’en allait à la rencontre avec le sentiment du devoir accompli.

«J’étais de très bonne humeur et satisfait du travail fait au cours de la dernière année», raconte-t-il.

«La radio va bien, à la programmation comme aux finances. Au cours de la dernière année, on a fait de la magie, rien de moins. Cette proposition de divorce a donc vraiment pris le comité par surprise. On n’a jamais vu rien venir. Quand j’ai entendu la proposition et que j’ai vu ses nombreux partisans, j’ai immédiatement pensé: ça y est, c’est la fin de notre radio. Ça ne s’est heureusement pas concrétisé, mais on prend la chose très au sérieux au niveau du conseil d’administration», exprime le maire.

C’est que M. Savoie tient particulièrement à la radio communautaire dans son format actuel. Il estime qu’il s’agit d’un outil de développement essentiel pour la grande région du Restigouche-Ouest.

«Et c’est à mon avis l’élément clé pour redéfinir la solidarité régionale, pour bâtir des ponts entre nos communautés du Restigouche-Ouest. En travaillant tous ensemble pour sauver notre radio l’an dernier, on a franchi une étape importante au niveau de la solidarité régionale. Et le résultat parle de lui-même, nos efforts ont payé. On voit qu’en travaillant ensemble, on peut accomplir de grandes choses», soulève M. Savoie.

Le maire critique par ailleurs à son tour très sévèrement l’idée évoquée de dissoudre cette radio «commune» pour en mettre une nouvelle sur pieds à l’image unique des communautés de Kedgwick à Saint-Jean-Baptiste/Menneval.

«Selon moi, ça ne tient pas la route. Le processus d’acquisition d’une licence radiophonique du CRTC est quelque chose de très rigoureux, et je parle en connaissance de cause puisque j’ai participé au processus par le passé. On ne donne pas une licence comme ça. Il faut démontrer qu’il y a un auditoire, un marché, une viabilité économique. On a de la difficulté à faire fonctionner une seule radio pour tout le Restigouche-Ouest, je vois mal comment on pourrait y arriver simplement pour notre portion de la région», dit-il.

Source: 
Acadie Nouvelle
Journaliste: 
Jean-Francois Boisvert

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